Éditorial

Le vigneron, sa femme et ses filles vinifient des cuvées rares sur 3 hectares de vieilles vignes (plus de 50 ans), sur un terroir antique et vrai (pas de terres rapportées, pas d’écorces, pas de gadoues, enherbement par une flore indigène).

Tout le travail de nos vins et de nos vignes est archaïquement effectué à la main.

(Taille, liage, ébrouttage, palissage, écimage, vendange, débourbage, soutirage, poignettage, remuage sur pupitres, dégorgement, habillage).

Savoir & tradition

Études d’œnologie à la Faculté de Reims (1980 à 1983)

Bonheur d’appartenir à une immense lignée familiale qui nous rattache au passé (plus de quatre siècles sur tous les lignages… chartes au moyen-age).

Vigneron producteur qui chaque jour repense la tradition de ses ancêtres ainsi que leurs valeurs depuis 1981.

Voilà quelques années déjà que nous commercialisons un vin confidentiel, sincère et généreux, qui exprime pleinement son fort tempérament de Pinot Meunier (fruits jaunes) associé aux notes florales du Chardonnay.

Et maintenant, l’aventure continue avec un rosé d’assemblage aux notes de fraises confites.

Et depuis peu, avec une cuvée originale affinée deux ans en barriques de bois, complexe à souhait. Cette expérience se renouvellera tous les deux ans, formant ainsi les maillons d'une longue chaîne…

les vignes

Chezy

Ce sont les essences de nos terroirs et la diversité de la nature qui donnent leur spécificité à nos vins. C’est là que tout commence...

Terre de rois

Nos crus sont au moyen-age terre d’abbaye et de rois, car honorés et bus à leurs tables : Chézy, Lucquis, Azy, Bonneil, villages bénis, lieux-dits sanctifiés.

Ici, la nature si prodigue semble avoir inventé la vigne parmi les ris et les jeux d’un premier monde : variété des expositions, géologies, diversité des ceps de 40 à 94 ans.
De l’association de ces caractères bien marqués naît l’alchimie de l’assemblage !

Les terroirs de notre exploitation sont composés de grands crus hérités de nos ancêtres, les expositions sont essentiellement sud et nord et se font face. Les sols au sud sont calcaires et sableux, apportant la finesse, tandis qu’au nord un sous-sol argilo-calcaire apporte le corps et la vinosité.

De notre exploitation sont bannis les clones hyperproductifs, nos ceps sont tous différents, à individualité forte et haut rendement qualitatif.

Bonneil

Collines & parcelles

Ces collines privilégiées réjouissent l’œil avec leurs pampres qui verdoient en mai et s’empourprent en septembre.

Ces coteaux ont la courbe d’un amphithéâtre, la rondeur d’un chaudron magique où les effluves de la fleur de raisin annoncent déjà le futur…

Il est important que ces coteaux soient encore parcourus par de vrais vignerons qui effectuent eux-mêmes les travaux manuels (tâche dévolue maintenant à une main d’œuvre peu qualifiée et peu rémunérée).

Il est primordial de préserver un parcellaire morcelé, de ne pas niveler ses pentes, ses légères ondulations qui constituent le sol d’un vrai terroir, révélant ainsi le charme du paysage et le goût du vin...

Ceps & flore

Ceps noueux d’un ton noir et moussus, ronds comme une barrique ventrue ; la terre est grise de frimas. Pourtant bientôt vont poindre là les corolles verdâtres de l’éllébore, les larges fleurs bleues de l’anémone, et puis en avril l’hyacinthe sauvage avec sa hampe de minuscules fleurettes ainsi que la violette et la doucette.

De ces modestes plantes, jusque dans leurs racines, se tient le séjour d’une multitude animale pour que grouille le sol de vie.

C’est une véritable bénédiction que la richesse et la variété de la flore indigène (suivant la saison et l’exposition communément appelées « mauvaises herbes »). Simple couvre-sols comme le pissenlit, le lamier rose, les boutons d’or, ou plus envahissant comme le panais, la liane, l’églantier... Elles aident le terroir à s’affirmer, tandis qu’en pleine saison 2 tontes suffisent souvent à la maîtriser.

Les vendanges

Le temps est par nature variable et capricieux, c’est une des incertitudes du métier ; année chiche et avare, année de folle exubérance, il nous faut vendanger…

Dès l’aube sont partis les hordons de vendangeurs et de vendangeuses, les heures fraîches du matin étant celles où la besogne est la moins pénible.

Pour le débardeur de caisses la pente est rude, pour les autres arc-boutés le dos est douloureux.

Tout à l’heure un repas plantureux et arrosé remettra de la vigueur dans les corps d’où partiront de bruyantes joies et de franches rigolades.

Pour que le bonheur soit complet, les traitements anti-mildiou sont limités à 6 ou 7 suivant l’année. Les insecticides et acaricides proscrits.

La photo ci-contres montre un dessus de feuillage atteint d’un mildiou tardif, nullement inquiétant. Des haies, des ravènes, des chemins, des tournières en herbe sont conservés.

Il est triste, pour que nos valeurs soient respectées, d’avoir à rentrer en conflit avec notre propre profession.

Bouvreux ou verjus du mois de novembre,
régal des bandes de moineaux ;
à l’heure où la vigne se démembre,
joyeux becs par les chemins gelés et d’eau…

Interlude
Les malices de Plick & Plock

J’ai découvert que tous les méfaits dont on accuse le sort sont l’oeuvre de deux lutins malicieux qui sont sans cesse occupés à comploter de nouvelles farces.

Les voilà, messieurs Plick et Plock (ce sont les deux gnômes) qui, en furetant dans la maison, ont découvert une bouteille de Champagne. Plick ne se sent plus de joie, Plock non plus.

« Tiens ! dit Plick, il y a des ficelles. Ça ne va pas être commode à déboucher sans couteau. Plock, cours en chercher un ! »

« Comme ça, je crois que la chose ira sans difficulté, dit Plick, Nous n’aurons plus qu’à tirer un peu fort. »

« C’est fait ! Reposons-nous un peu ! Tiens ! Ami Plock, fais-en donc autant sans t’étaler. »

Mais, voilà ! On ne pense pas à tout. n’ayez crainte : les lutins ne meurent pas, et ceux-ci nous réservent de nouvelles surprises.

Créé par le dessinateur Christophe, paru dans le Petit Français Illustré, en 1894

Le vin

Une récolte avant tout

Nos terroirs, nos vieilles vignes nous permettent de rentrer tous les ans des moûts concentrés en matières, synonymes de structure, charpente et équilibre.

La rançon de cette richesse, une récolte systématiquement un quart à un tiers plus faible qu’ailleurs. On assume !

Puis un pressurage patient et lent et un long débourbage en belons nous récompensent d’un moût surprenant, déjà prometteur, déjà dégagé de sa gangue grossière où l’âme du vin libérée chante le « bouquet ».

Les moûts ne reçoivent pas de produits pour enlever la couleur, l’amertume ou de mauvais goûts éventuels. La photo montre le débourbage en belons larges et peu profonds, au premier plan les tailles ensuite une cuvée blanc de noirs très teintées très chargées puis une cuvée blanc de blancs.

Le matériel employé en cuverie doit rester simple, une pompe, un baquet, des seaux ; c’est tout et largement suffisant.

Une méthode

Ainsi va le train des choses que notre manière de travailler le vin n’est plus enseignée à l’école.

Plusieurs fermentations s’enchaînent, mystérieuses, tumultueuses dans de profondes cuves. Les soutirages (écoulement des jus) maintiennent seuls un savant équilibre entre réduction et oxydation, sans le recours si néfaste à des sels de souffre tant utilisés, responsables des maux de tête et du non-épanouissement de la cuvée.

En cette période cruciale, l’œil épie, le nez est aux aguets et c’est bien là le plus important, car les arômes naissent et s’affirment ou bien deviennent des odeurs si néfastes de réduction et d’oxydation.

Après huit mois de cette attention soutenue, le vin assemblé avec des réserves de trois ans est mis en bouteilles.

Patience

Pendant trois ans (c’est un minimum, souvent cinq ans et plus), les bouteilles entreillées tête-bêche semblent dormir, mais rayonnent intérieurement dans la tranquillité de nos caves, et fécondent et complexifient des bulles aromatiques au delà de leurs rêves.

Le poignettage puis le remuage sur pupitre vont définitivement réveiller ces « belles au bois dormant ».
Alors le dégorgement expulsera le dépôt de levures, laissant dorénavant libre le champagne de son éloquence chaude.

Barriques

Nous travaillons des cuvées d’exception en barriques de chêne de 400 litres.
Le grain des meilleures futaies fin et serré, laisse se bâtir, s’affirmer les arômes, le goût du vin, pendant deux longues années.

De là viennent sûrement ses reflets d’ambre ; et puis ses parfums si lointains d’orient et si proches de viennoiseries…

Nos cuvées

La diversité de nos champagnes de caractère accompagnera agréablement vos repas, apéritifs dînatoires.

De multiples associations sont possibles avec le foie gras, les fruits de mer, les St Jacques, mais aussi avec les mijotés de boeuf, le veau, la pintade, jusqu’aux fromages comme le Chaource, le Brie, le Comté...

On ne leur connaît pas d’ennemis en gastronomie. Tout leur réussit, alors testez les également en dînant.

Pour que l’amplitude de leurs arômes s’exprime, vous préférerez un verre large et une température de service de 8° (une bouteille peut être rafraîchie en un quart d’heure dans un seau à glace ou au congélateur).

Brut Plénitude

Brut Plénitude

80 % Pinot Meunier
20 % Chardonnay
Année 2013 (plus assemblage de 3 années de réserve)

  • Robe : Vieil or aux reflets de jade.
  • Nez : attaque fraîche, douce et exotique se prolongeant sur la brioche toastée.
  • Bouche : Vinosité de l’alcool, belle palette de fruits avec poire, mirabelle, puis final acide d’agrumes.
  • Longueur en bouche suave.
16,00 €
la bouteille
Cuvée Original

Cuvée Originale

80 % Chardonnay
20 % Pinot Meunier
Année 2012

  • Robe : Or pâle avec des reflets d’ambre.
  • Nez : fraîcheur de la vanille, un peu de noix suivie de la chaleur d’une eau de vie de poire, mirabelle finale épicée.
  • Bouche : Bel équilibre acide/alcool, attaque complexe avec tous les acides du vin puis viennent les agrumes et enfin une douceur aux amandes.
  • Longueur en bouche entêtante et obsédante.
20,00 €
la bouteille
Brut Rosé

Brut Rosé

100 % Pinot Meunier
Année 2010
plus vins de réserve

  • Robe : Vieux rose patiné de cuivre.
  • Nez : Fraise trop mûre, confite, puis le sucré-acide de la vanille et du pamplemousse, enfin alcool de cerise.
  • Bouche : Moelleux de la fraise, petits picotements sucré-acide-amer d’agrumes qui émoustillent nos papilles, sucre de la cerise.
  • Longueur en bouche gourmande.
17,00 €
la bouteille

Pour toute précision sur notre manière de travailler, pour tout renseignement ou commande, n’hésitez pas à nous contacter :

par mail : prehisto@wanadoo.fr
par tél. : 06 31 29 29 17 / 03 23 82 90 96
par lettre : Champagne Charles CONSTANT
10, rue derrière les murs
02750 CHÉZY-sur-MARNE

Vous recevrez votre commande sous 48 heures, à réception de votre règlement sous Collisimo suivi et renforçé.

Le port par multiple de 12 est de 1,00 € par bouteille et par multiple de 6 de 2€ par bouteille (dans toute la france métropolitaine).

Conseils

Pour que l’amplitude de leurs arômes s’expriment vous préférerez un verre large et une température de service de 8°C (une bouteille peut être rafraîchie en un quart d’heure dans un seau à glace ou au congélateur).

Nos bouteilles doivent être stockées à plat dans une pièce n’excédant pas 17°C l’été.

Littérature

À ceux qui voudraient interdire le vin en France, je soumets à leur réflexion ces deux phrases de Paul Claudel, grand prosateur du XXe siècle qui construisit son œuvre sur le plateau du Tardenois voisin des courbes vineuses de la Marne :

Le vin un art de vivre, une culture, un art tout court…

Le vin est le professeur du goût et, en nous formant de l’attention intérieure il est le libérateur de l’esprit et l’illuminateur de l’intelligence.

Pour ceux qui veulent encore boire du champagne industriel, j’ai retrouvé ces deux textes de 1888 et pourtant si vivaces et brulants d’actualité ; extraits de la vie rustique d’André Theuriet, livre magnifiquement illustré de compositions de Léon Lhermitte :

L’âme du vin, c’est le bouquet, c’est le subtil parfum, cette délicate saveur qui varie à l’infini suivant les plants, les terroirs et les climats.
Le moindre changement dans la composition du sol peut modifier ou supprimer ce bouquet, faire d’un vin parfumé un vin plat et médiocre.

C’est pour cette raison qu’autrefois les ducs de lorraine avaient défendu, sous peine d’une grosse amende, qu’on fumât les vignes dans toute l’étendue du duché. La fumure augmente la récolte, mais elle en affaiblit la qualité.
Elle change la nature de ce sol léger, caillouteux, sablonneux, qui donne à certains vins leur saveur fine et volatile.
Sous ces grossières fumures la race se perd, le plant dégénère et l’âme du vin se matérialise. (NB : perd ses ailes en se solidifiant)

Dans la vallée de la marne, sur les aimables collines qui d’Epernay à Château-Thierry se reflètent dans les eaux sinueuses de la rivière, voici un autre noble cru, célèbre dans le monde entier, mais dont malheureusement la spéculation industrielle et de déplorables imitations ont bien diminué la qualité.

C’est le champagne doré ou rose, toujours pétillant, toujours en ébullition et couronnant les coupes de sa mousse emperlée. Sa griserie tapageuse met de jolis sourires et de vives étincelles sur les lèvres et dans les yeux des femmes ; mais l’animation qu’il fait naître dure peu et elle est souvent suivie d’une torpeur mélancolique. C’est un vin dont le charme est tout à l’extérieur ; il a plus de mine que de corps, plus de mousse que de sève. Pour bien le connaître et lui rendre la justice qui lui est due, il faut le boire chez quelques propriétaires du pays, où il s’est conservé pur de tout mélange, et où il a vraiment gardé la saveur et la finesse du terroir natal.
Ailleurs, et surtout dans les restaurants, ce n’est la plupart du temps, comme disait Mürger, « qu’un coco épileptique » !

Et pour conclure je vous livre un poème qui pourrait s’intituler : « à la recherche du champagne authentique de vigneron », paru en 1951 dans la prestigieuse revue gastronomique La france à table sous le pseudonyme de monsieur de Sepangueul :

Le champagne, pour moi, n’est pas ce vin qui mousse,
Ce liquide sucré, brillant, ensoleillé,

Que l’on buvait alors que la vie était douce
Et que notre pays n’était pas endeuillé.

De même, ce n’est pas le vin que l’on fabrique,
Pour satisfaire au goût brutal de l’étranger,
Mais bien celui qu’on puise à même la barrique
Dans laquelle un loyal vigneron l’a logé !

Je ne dédaigne point l’autre, qui plaît aux foules,
Qui traduit joliment l’esprit né de chez nous,
Car ce flot jaillissant qui s’échappe, qui coule,
Emerveille le monde et le maintient jaloux.

Mais mon champagne, à moi, se garde plus intime,
Plus modeste, plus fin, plus cordial, plus sûr,
Il est honnête et droit, attire mon estime ;
C’est un fils du terroir sans métissage, pur.

C’est lui que je n’ai plus, c’est lui que je regrette,
De même qu’on regrette la simple vertu,
Le parfum sans apprêt de la douce fleurette,
L’ombre que procurait un lilas abattu…

CHAMPAGNE
Charles CONSTANT
10, rue derrière les Murs
02570 Chézy sur Marne
Tél : +33 3 23 82 90 96
Portable : +33 6 31 29 29 17

Chézy sur Marne se situe :

  • à 7 km à l’ouest de Château-Thierry
  • à 80 km à l’est de Paris
  • à 200 km au sud de Lille

Notre chai est immédiatement au dessus de l’église du village.

À n’importe quelle saison, une visite pour peu que le temps soit beau sera toujours l’occasion de riches rencontres avec notre vallée, la marne par de multiples points de vue, par son patrimoine diffus ; difficile à cerner, mais ô combien captivant.

Nous sommes là pour vous conseiller, au besoin avec passion.

Si vous prenez le temps de vous déplacer, vous découvrirez ainsi notre famille, nos vignes anciennes et nos celliers de vignification autour d’ une dégustation.